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Quelles actions françaises acheter ?


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Le choix est vaste. Mais la question mérite d’être posée, surtout en ce moment, alors que le CAC40 a perdu près de 12% depuis son plus haut dans les niveaux de 5600 points atteints en mai 2018. Certains titres ont ainsi perdu beaucoup plus, d’autre un peu moins tandis que quelques-uns ont même réussi à afficher des hausses sur cette même période.

Toujours est-il que lorsque le marché global baisse c’est le bon moment pour regarder de plus près certaines actions. En effet lorsque des gens paniquent et vendent leurs actions il faut être à l’affut des « bonnes affaires ». De nombreuses entreprises ont des fondamentaux solides, de bons résultats et voient leurs cours baisser alors qu’apriori rien ne le justifie.

D’autre part, les techniciens de la place se réjouiront des baisses récentes pour jouer les rebonds. Car en effet, le marché et les titres fluctuent, montent, baissent et remontent… Mais ce jeu peu s’avérer très dangereux. Notamment, les frais de transaction à ce petit jeu font que l’espérance de gain est négative. Mais passons.

Positionnons-nous dans une optique d’investissement : c’est-à-dire qu’on va chercher à acheter des titres ou renforcer des positions pour le LONG-TERME. Cela signifie que la durée de détention devrait aller au-delà des cinq ans, minimum.

Alors vers quelles entreprises se tourner ?

Il faut bien entendu avoir une stratégie. Sans stratégie, l’investissement ne sert à rien. Par exemple, les personnes se focalisant sur le dividende opteront pour des actions dont le rendement attractif est renforcé par la récente baisse des marchés. Le rendement étant calculé comme le Bénéfice Net par Actions sur le cours, si le cours baisse alors le rendement augmente de façon mécanique (à BNA constant).

De la même manière, les investisseurs dans la valeur qui suivent entre autres le PER des titres (cours sur BNA) pourront ainsi trouver des entreprises intéressantes : un PER faible signifie que le cours actuel ne reflète pas assez les bénéfices de l’entreprise, et amène certains à dire que l’entreprise est sous-évaluée.

Prenons l’entreprise Renault par exemple. C’est une grande capitalisation, près de 18 milliards d’euros. Son PER actuel est inférieur à 4, ce qui en fait l’une des plus sous-évaluées en France. Le cours de Renault a pris une double claque : la baisse globale des marchés, accentuée par l’arrestation de son PDG Carlos Ghosn au Japon. On peut se poser la question suivante : est-ce qu’une entreprise globale aussi grosse et profitable que Renault dépend des faits et gestes de son patron ? Certainement à un certain niveau. Mais est-ce que cela va mettre à mal les ventes et les perspectives de la boîte ? C’est peut-être un bon moment de se positionner dessus…

Près de 30% de baisse sur Renault depuis le plus haut :

Alors bien sûr il n’y a pas besoin d’attendre que le patron d’une boîte ait de gros ennuis pour s’y intéresser.

Notamment, les petites et moyennes capitalisations peuvent s’avérer être une bonne porte d’entrée. En effet, sur le long terme, elles ont tendance à surperformer les grandes capitalisations. Dans ce domaine, on cherchera alors des industries qui nous parlent ou qui ont selon notre analyse un bon potentiel. Par exemple dans le secteur des logiciels et services informatiques, des entreprises comme Linedata Services peuvent donner des idées. A chacun de faire ses propres recherches et sa petite étude…