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Comment investir en bourse?

Lorsqu’on « débute », il est difficile de savoir comment s’y prendre pour investir en bourse. Un premier pas est de lire cet article avant.

Ensuite il convient de procéder par étape. Nous vous donnons ici quelques points essentiels afin que vos investissements se portent au mieux.

1. Déterminez votre allocation d’actifs

En d’autres termes, déterminez combien d’argent vous investirez dans quels types d’investissements. Décidez combien d’argent sera investi en actions, combien en obligations, combien en marchés alternatifs plus agressifs et combien vous détiendrez en espèces. L’objectif ici est de déterminer un point de départ en fonction de vos attentes du marché et de votre tolérance au risque.

Par exemple, si vous êtes « jeune » (en dessous de 30 ans on va dire) et que vous voulez placer 5000 EUR, votre allocation pourrait ressembler à ça :

  • 70% sur actions
  • 20% sur obligations
  • 10% sur alternatifs

2. Sélectionnez vos investissements

Vos objectifs de «risque et rendement» élimineront certaines des nombreuses options. En tant qu’investisseur, vous pouvez choisir d’acheter des actions en propre, auprès de sociétés individuelles, comme Apple ou LVMH. Il s’agit du type d’investissement le plus basique. Vous pouvez également investir à travers des fonds gérés de façon active ou passive.

  • Une approche « bottum-up » se produit lorsque vous achetez et vendez chaque action de façon individuelle indépendamment des cycles de marché, en fonction de vos projections de leurs prix et dividendes futurs. Investir directement dans des actions évite les frais facturés par les fonds communs de placement mais nécessite plus d’efforts pour assurer une diversification adéquate. En l’occurrence, la sélection d’actions individuelles demande beaucoup de temps et une certaine connaissance financière.

  • Sélectionnez les actions qui répondent le mieux à vos besoins d’investissement. Si vous êtes dans une tranche d’imposition élevée, que vous n’avez pas de besoins en revenus à court ou à moyen terme et que vous avez une tolérance au risque élevée, sélectionnez principalement des actions dites de « croissance » qui paient peu ou pas de dividendes mais ont des taux de croissance attendus supérieurs à la moyenne.

  • Les fonds indiciels (types trackers, ETF) à faible coût facturent généralement moins de frais que les fonds gérés activement. Ils offrent plus de sécurité car ils modélisent leurs investissements sur des indices établis et bien respectés. Par exemple, un fonds indiciel peut sélectionner un indice de référence de performance composé des actions de l’indice S&P500. Le fonds achètera la plupart ou la totalité des mêmes actifs, ce qui lui permettrait d’égaler la performance de l’indice, moins les frais. Cela serait considéré comme un investissement relativement sûr mais pas terriblement excitant.

  • Les partisans de la sélection active des actions se détournent de ces investissements. Les fonds indiciels peuvent en fait être de très bons produits de base pour les nouveaux investisseurs. Il a été démontré que l’achat et la détention de fonds indiciels à faible coût et l’utilisation d’une stratégie de calcul du coût moyen surpassent de nombreux OPC (Organisme de Placement Collectif) plus actifs à long terme. Choisissez des fonds indiciels avec le ratio de dépenses et le chiffre d’affaires annuel les plus bas. Pour les investisseurs ayant moins de 100,000€ à investir, les fonds indiciels sont difficiles à battre lorsqu’ils sont vus sur une longue période.

  • Un fonds négocié en bourse (ETF pour Exchange Traded Fund) est un type de fonds indiciel qui se négocie comme une action. Les ETF sont des portefeuilles non gérés (où les actions ne sont pas achetées et vendues en continu comme avec des fonds gérés activement) et peuvent souvent être négociées sans commission. Vous pouvez acheter des ETF basés sur un indice spécifique ou sur une industrie ou une thématique spécifique, comme l’or. Les ETF sont un autre bon choix pour les débutants.

  • Vous pouvez également investir dans des fonds communs de placement (FCP) gérés activement. Ces fonds regroupent l’argent de nombreux investisseurs et le placent principalement dans des actions et des obligations. Les investisseurs individuels achètent des actions du fonds. Les gérants du fonds créent généralement des portefeuilles avec des objectifs particuliers à l’esprit, tels que la croissance à long terme. Cependant, parce que ces fonds sont gérés activement (ce qui signifie que les gérants achètent et vendent constamment des actions pour atteindre l’objectif du fonds), leurs frais peuvent être plus élevés, en général entre 1% et 5%, tandis que les ETF ont généralement des frais inférieurs à 1%. Les frais des fonds communs de placement peuvent finir par nuire à votre taux de rendement et entraver votre progression financière.

  • Certaines sociétés de gestion proposent des portefeuilles spécialisés pour les investisseurs en retraite. Il s’agit de fonds «d’allocation d’actifs» ou de «date cible» qui ajustent automatiquement leurs avoirs en fonction de votre âge. Par exemple, votre portefeuille peut être plus fortement pondéré en actions lorsque vous êtes plus jeune et transférer automatiquement une plus grande partie de vos investissements en obligations en vieillissant. En d’autres termes, ils font pour vous ce que vous pourriez faire vous-même en vieillissant. Sachez que ces fonds engagent généralement des dépenses plus importantes que les fonds indiciels et les ETF simples, mais ils fournissent un service que ces derniers ne font pas.

  • Il est important de prendre en compte les coûts et frais de transaction lors du choix de vos investissements. Les coûts et les frais peuvent ronger vos rendements et réduire vos gains à long terme, même si sur une année cela ne se voit pas beaucoup. Il est essentiel de connaître les coûts dont vous serez responsable lorsque vous achetez, détenez ou vendez des actions. Les coûts de transaction courants pour les actions comprennent les commissions, l’écart acheteur-vendeur (bid-ask spread), le glissement et l’impôt sur les gains et dividendes. Pour les fonds, les coûts peuvent inclure les frais de gestion, les frais de vente, les frais de rachat, les frais de change, les frais de tenue compte…

3. Achetez vos produits

Une fois que vous avez déterminé votre allocation d’actifs et décidé quels actions ou fonds acheter, il est temps de passer à l’action. Trouvez une société de courtage (broker) qui répond à vos besoins et passez vos ordres.
Vous pouvez sélectionner un courtier de base classique, qui exécutera vos ordres simplement. Vous pouvez également choisir une société de courtage à service complet, qui coûtera plus cher mais fournira également des informations et des conseils.

Faites vos propres recherches en consultant leurs sites Web, les comparatifs et en consultant les avis en ligne pour trouver le meilleur courtier pour vous. Attention en revanche aux avis et notations… c’est souvent très subjectif ! Le facteur le plus important à considérer ici est le montant des commissions facturées et les autres frais impliqués. Certains courtiers proposent des transactions boursières gratuites si votre portefeuille atteint une certaine valeur minimale, ou si vous investissez dans une liste sélective d’actions dont les entreprises paient les frais de transaction.

Certaines entreprises proposent des plans d’achat d’actions directs qui vous permettent d’acheter leurs actions sans courtier. Si vous envisagez d’acheter et de conserver, cela peut être votre meilleure option. Recherchez en ligne ou appelez ou écrivez à la société dont vous souhaitez acheter les actions pour savoir si elles proposent un tel plan. Faites attention au barème des frais et sélectionnez les plans qui n’imposent aucuns frais ou des frais minimes.

4. Diversifiez

Construisez un portefeuille contenant entre 5 et 20 actions ou fonds différents pour la diversification. Diversifiez en termes de secteurs, industries, pays, taille de l’entreprise et style (« croissance » vs « valeur »). Il ne s’agit pas d’acheter par exemple 3 actions ou fonds sur les mêmes marchés, cela ne sert à rien et augmente les frais.

5. Tenir sur le long terme

L’investissement se distingue du trading notamment par la durée de détention des actifs. Quand on investit c’est pour cinq à dix ans au minimum ou de préférence beaucoup plus longtemps. Évitez la tentation de vendre lorsque le marché baisse, pendant un mois ou une année. La direction à long terme du marché boursier est toujours en hausse. D’autre part, évitez la tentation de prendre des bénéfices (vendre) même si vos actions ont augmenté de 50% ou plus. Tant que les conditions fondamentales de la société sont toujours saines, ne vendez pas (sauf si vous avez désespérément besoin de l’argent. Cependant, il est parfois logique de vendre si le cours de l’action s’apprécie bien au-dessus de sa valeur intrinsèque, ou si les fondamentaux ont radicalement changé depuis que vous avez acheté le titre, de sorte qu’il est peu probable que l’entreprise soit rentable dans le futur proche.

6. Investissement programmé

Investissez régulièrement et systématiquement, de façon automatique, tous les mois. Mettez de côté un pourcentage de votre salaire pour acheter des actions ou des fonds et ainsi faire grossir votre capital investi petit à petit.

N’oubliez pas que les marchés baissiers sont destinés à l’achat. Si le marché boursier chute d’au moins 20%, placez plus d’argent en actions. Si le marché baisse de 50%, basculez une partie de vos liquidités et obligations en actions. Cela peut sembler effrayant, mais le marché a toujours rebondi, même après le krach qui s’est produit entre 1929 et 1932. Les investisseurs les plus performants ont acheté des actions lorsqu’elles étaient « en solde ».

Tout cela n’est évidemment pas exhaustif ni la seule et unique chose à faire. Il y a de nombreuses stratégies qui peuvent être mises en place, parfois en contradiction à ce qui a été dit ici. Avec le temps et l’expérience, chacun affinera sa propre méthode…